Tapisseries

L’autre activité émergente dès la fin des années 1960, est celle de peintre-cartonnier.

C’est dans un contexte favorable à la création de tapisserie et à l’art abstrait qu’Henri Guérin s’engage à son tour dans cette voie dans la seconde moitié des années soixante. Avec l’acceptation de son expression non figurative dans son travail de verrier, ses commanditaires de tapisseries – dans le domaine de l’art sacré pour les premières commandes – lui accordent leur confiance.

Le désir d’Henri Guérin de faire des tapisseries trouve ses racines dans ses premières œuvres, ses tableaux en issus collés, dit « Tissus collés », réalisés pendant sa période de convalescence à Font-Romeu dès 1953 puis à Paris et à Toulouse jusqu’en 1955 environ.

D’autre part, au début des années soixante, la rencontre et l’amitié avec les sœurs dominicaines de Crépieux refait naître son désir de s’exprimer dans ces matériaux. En effet, ces religieuses ont à Rillieux, près de Lyon, un atelier très actif de tissage et de broderie qui jouit d’une grande réputation dans le monde de l’art sacré car ce sont elles qui ont tissé les chasubles dessinées par Matisse pour les Dominicaines de Vence. Ils décident donc de créer ensemble une grande tenture intitulée “Le Partage du pain”(175x300) par la technique de broderie à l’aiguille – pièce aujourd’hui disparue.

Son nouveau projet d’une œuvre murale intervient dans le contexte dynamique de création de tapisseries dans l’art sacré. Ainsi, en 1966, après avoir réalisé l’ensemble des vitraux et l’aménagement liturgique de la chapelle des Dominicaines Hospitalières d’Auch, il propose de compléter l’aménagement du chœur par une tapisserie pour habiller le mur laissé vide derrière l’autel. Son projet accepté, il doit donc trouver un atelier pour réaliser son carton.

Les contacts avec l’atelier Plasse Le Caisne avec lequel collaborait Manessier, n’ayant pas aboutis, il se tourne vers les ateliers Pinton de Felletin, près d’Aubusson. Dès la première rencontre avec Olivier Pinton à l’automne 1967, le projet en attente est mis en route.

Cinquante tapisseries seront tissées entre 1967 et 1985 par les Ateliers Pinton de Felletin, voulues toutes pièces uniques. La majorité, quarante-deux sur cinquante, orne des demeures privées. Les cinq tapisseries destinées à des édifices publics sont parmi les premières et les dernières réalisées : en 1968, celle conçue pour l’OCIL à Paris et les deux pour le Palais de Justice de Lille ; puis en 1981-82, celles pour les Télécommunications à Blagnac (Haute-Garonne) et pour la caserne Laubarède à Mirande (Gers). Les trois œuvres religieuses se situent également dans les deux premières années de création de tapisseries : en 1967, celle d’Auch pour les Dominicaines Hospitalières en 1967 et en 1969, pour l’église Saint-Orens en 1969 et celle pour la chapelle de l’Université d’Ottawa au Canada.

La particularité des tapisseries d’Henri Guérin réside dans les transcriptions dans la laine des transparences de ses gouaches, obtenues par une technique fluide et une touche légère mais aussi par la manière de faire participer les réserves au jeu pictural. C’est de son attention à cette démarche de transcription que procède toute son implication dans la technique propre à la tapisserie de lisse. La maîtrise de tous les procédés techniques que possèdent les lissiers, simples ou doubles battages, traits à la fuse, rayures, est mise au service d’une expression picturale où les jeux de lumière organisent les compositions et y créent des transparences ou des effets de reliefs. Une expression non figurative caractérise l’ensemble, cependant quelques stylisations de formes permettent d’illustrer des titres très évocateurs, toujours pleins de poésie et en référence au monde de la nature, oiseaux ou feuillages, cieux animés des flamboiements d’aubes ou de crépuscules.

Dans les années 2000, voit le jour une nouvelle collaboration avec une lissière indépendante, Janine SIPRA, formée à l’école des Métiers d’art d’Angers, et installée à Pau. Ainsi, sont tissées entre et 2009, quatre nouvelles pièces, transcriptions de gouaches récentes choisies par Henri Guérin dans son fonds pictural.

Vers la fin de la nuit

Vers la fin de la nuit

Type d’oeuvre : Tapisserie

Titre : Vers la fin de la nuit

Année de création : 2009

Propriétaire : Fonds d’Atelier Henri Guérin

Dimensions : 220×120

Tissage : Atelier Jeanine SIPRA – Pau

L’Hiver en fuite

N° inventaire : JS3

Nom : L’Hiver en fuite

Année : 2005

Catégorie : Privé – habitation

Propriétaire : Fonds d’Atelier HG

Résumé : 165×140 – Atelier Jeanine SIPRA – Pau

Type d’oeuvre : Tapisserie

Mont Saint-Michel

N° inventaire : JS1

Nom : Le Mont Saint-Michel

Année : 2003

Catégorie : Privé – habitation

Propriétaire : Fonds d’Atelier HG

Résumé : 128×128 – Atelier Jeanine SIPRA – Pau

Type d’oeuvre : Tapisserie

DT1

N° inventaire : DT1

Nom : DT1

Année : 1973

Catégorie : Privé – habitation

Propriétaire : Fonds d’Atelier HG

Résumé : 150×150 – Atelier DELACROIX- Caprespine (11)

Type d’oeuvre : TAPISSERIE ARTISANALE DELACROIX

Fleur silence

N° inventaire : P18

Nom : Fleur silence

Année : 1971

Catégorie : Privé – habitation

Propriétaire : M & Mme G.

Résumé : 160×170 – Manufacture PINTON – Felletin

Type d’oeuvre : Tapisserie Pinton

La Plainte du courlis

N° inventaire : P13

Nom : La Plainte du Courlis

Année : 1970

Catégorie : Privé – habitation

Propriétaire : Mme F.

Résumé : 160×200 – Manufacture PINTON – Felletin

Type d’oeuvre : Tapisserie Pinton

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